Bilma est une ville oasis du nord-est du Niger. Elle fut une étape dans le commerce transsaharien au Moyen Âge.
La grande richesse de Bilma a été ses sources de Tchimro, de Seguidine et Djado, et ses salines environnantes. La présence de l'eau permet de riches plantations de dattiers.
Bilma a été un des principales villes des Toubous et un riche carrefour de caravanes. Du Sud la traversée durait 25 jours depuis Agadez à travers les dunes du Ténéré. Les Touaregs y apportait des produits du sud, mil, or, des esclaves aussi et en rapportait du sel à dos de chameau.
L'isolement de Bilma en fit la destination de fonctionnaires en disgrace sous le régime autoritaire de Seyni Kountché et y est installée une prison.
L’oasis de Bilma est l’une des plus verdoyantes du Ténéré où champs de céréales et jardins s’étendent sous les palmiers, les eucalyptus et les manguiers. Au sud commence le grand erg de Bilma, vaste désert de sable faisant également partie du Ténéré.
Le sel, obtenu par évaporation des eaux saumâtres, demeure l’une des richesses de Bilma, qui a autrefois été l’un des grands centres du commerce du sel, situé sur la plus ancienne route transsaharienne. Celle-ci reliait alors la cuvette du lac Tchad à la côte libyenne en traversant le Fezzan, vers le nord, et joignait Bilma à Agadès et Gao, vers l’ouest.
Bilma est habitée par les Toubou de langue kanouri. L’oasis a en effet été contrôlée après le xie siècle par le royaume du Kanem, intégré par la suite à celui du Bornou. En 1891, le lieutenant-colonel Monteil joignait, pour le compte de la France, les villes Say, Sokoto, Kano, Nguigmi et Bilma. Mais les Toubou se sont opposés jusqu’à la Première Guerre mondiale à la colonisation française. L’oasis de Bilma compte une population d’environ 2 000 habitants.
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