pour Capot-Rey (1953)
Elles sont caractérisées par leur faiblesse et leur extrême variabilité (de 1 à 100 mm). Il peut arriver qu'elles soient violentes et ravageuses.
Dans le sud libyen elles se produisent à un rythme de 25 ans.
(8766 h dans une année)
Les températures maximales dans les régions les plus chaudes dépassent 50°C. D'ailleurs la température la plus haute enregistrée au Sahara fut de 58°c en Lybie à Aziziyah. En juin, à Bilma dans le Ténéré la moyenne des maximums est de 43°C, à Tamanrasset de 35°C , le mois le plus chaud à Dakhla est le mois d'août avec des maximums de 27°C.
Les minimums moyens sont en janvier de 7°C à Bilma de 4°C à Tamanrasset mais de 13°C à Dakhla.
Le taux d'humidité de l'air est très faible, sauf sur la bordure atlantique. Dans le Ténéré les minimums (à 13h) sont inférieurs à 20% et les maximums (au petit matin) sont inférieurs à 43% sauf en août (29% et 56%). En conséquence, l'évaporation potentielle est considérable et elle est renforcée par l'action des vents.
Le vent le plus constant sur la partie centrale et ouest du Sahara est l'Harmattan, alizé continental qui souffle du nord-est. Il se renforce avec l'anticyclone et produit alors les vents de sable. Au nord du Sahara peuvent s'établir d'autres vents en liaison avec les dépressions méditerranéennes d'hiver comme le Khamsin en Égypte. Au sud, des bourrasques de poussières sont associées aux tornades tropicales du mois d'août.
Les ergs sont les grands massifs de dunes, ils occupent environ 20% de la surface du Sahara.
Les regs, aussi appelés serir dans les parties orientales du désert, sont des étendues plates, caillouteuses et graveleuses et constituent le paysage le plus fréquent du Sahara. Les grands regs sont particulièrements inhospitaliers. On peut citer le reg du Tanezrouft, le serir libyen ou le reg du Ténéré qui occupent chacun des centaines de milliers de km². Ils peuvent occuper aussi le sommet des plateaux.
Les dayas sont des cuvettes d'extension limitée, au fond en général argileux dans lesquelles l'eau de ruissellement peut s'accumuler. Une alternance d'inondation et d'érosion éolienne peut expliquer leur formation. Elles sont parfois d'origine karstique sur les plateaux. Elles constituent des zones de végétation pérennes. On les rencontre surtout au nord du Sahara.
À la différence des précédentes, les sebkhas forment des marais salants temporaires. L'eau peut provenir du ruissellement ou de sources temporaires. La plus grande, le Chott el-Jérid, couvre 5000 km². Certaines sont exploitées sous forme de salines depuis le XVIe siècle comme à Taoudeni au Mali.
Les hamadas sont des plateaux rocheux tabulaires limités par des falaises. Ils sont d'origine sédimentaires, le plus souvent calcaires. Lorsqu'ils sont recouverts de grès, ils sont nommés tassilis (i.e. : Tassili des Ajjer en Algérie). En général la surface montre de la roche nue, lissée par l'érosion éolienne.
Le terme djebel désigne tous les autres reliefs que ce soit des collines ou des massifs montagneux plus importants.
Les plus importants massifs sont :

Les oasis sahariennes, milieu naturel et anthropique, n'occupent qu'un millième de la surface du Sahara. Elles sont situées parfois sur le lits de rivières venant se perdre dans le désert ou au pied de massifs produisant des sources ou encore directement au dessus de nappes phréatiques affleurantes ou peu profondes.

Ce terme désigne des plans d'eau temporaires ou non sans écoulement visible. Ce peut être des mares dans les lits des oueds, ou des citernes naturelles dans la roches. On les rencontre dans les situations protégées d'une trop grande exposition au soleil dans les massifs montagneux, dans celui de l'Ennedi ou dans l'Adrar des Ifoghas au Mali.

Les foggaras, sont des ouvrages souterrains de grande longueur permettant l'adduction d'eau dans certaines oasis, depuis les plateaux ou les massifs montagneux. Cette technique ancestrale à vu le jour dans ce qui est aujourd'hui l'Iran, sous le nom de Qanat.
Les oueds sont des cours d'eau à écoulement visible temporaire. La majorité du temps ils sont à sec, en profondeur des poches d'eau durables peuvent persister, des gueltas peuvent être alimentées par une résurgence. Des crues violentes peuvent parfois se produire surtout dans les massifs montagneux. La partie amont naît du rassemblement de chenaux de ruissellement, la partie médiane forme un lit large et dont les limites sont parfois difficiles à reconnaître en plaine et la partie aval peut se diviser en plusieurs bras sur un cône étendu d'alluvions. C'est le long des oueds qu'on observe les seules formations arborées un peu denses dans le Sahara.
Le Ténéré, ou « désert des déserts » est la partie centrale du Sahara qui s'étend au Niger. Le terme vient du tamacheq, la langue des Touaregs et signifie simplement « désert ».

Le désert blanc, aussi appelé désert Libyque s'étend à l'est du Nil, sur une largeur d'environ 800km. Il doit son nom à la présence de calcaire qui donne par endroits la couleur blanches.
Les précipitations y sont très faibles (environ 5mm par an).
Parmi les populations actuelles du Sahara, on peut noter:
On peut trouver au Sahara de nombreuses traces d'une activité humaine préhistorique (outils, poteries, et peintures rupestres).
Le climat du Sahara a subi des changements climatiques durant la préhistoire :
En Afrique de l'Ouest, avec l'avancée de l'islam, l'esclavage se développe. Dès le VIIe siècle, sans parler de conquêtes, les premiers raids arabes dans le Sahara approvisionnent les marchés aux esclaves. Au XIe siècle, le trafic caravanier augmente et les chefs de tribus africaines se convertissent. En 1077, Abou Bahr Ben Omar lance une expédition sanguinaire au Ghana. Mais les Berbères Almoravides du Maroc n'arrivent pas à s'installer durablement. En 1222, Sundjata Keïta abolit l'esclavage en créant l'Empire du Mali (Charte du Manden). Au XVIe siècle, les expéditions menées par les gouverneurs d'Alger se multiplient dans le Sahara central. L'effondrement de l'empire Songhaï entraîne une chasse aux esclaves dans les pays du Niger. En 1552, le pacha d'Alger Salah Raïs s'empare de Tombouctou.
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